Le Cheval Corse - U Cavallu Corsu

Le Cheval Corse au fil de l'histoire...

De tout temps, la Corse a possédé une race de petits chevaux (16 000 têtes en 1910 dont 7850 chevaux et 8160 mules, mulets et juments mulassières).

Le cheval fait partie de la civilisation corse ; il accompagne le corse dans ses déplacements et est son compagnon indispensable pour le combat : César disposait pour conquérir la Gaule de cohortes d’auxiliaires corses dont 1/10 étaient à cheval, Henri II, dauphin faisait grand cas de sa compagnie de 200 arquebusiers corses à cheval, les papes depuis le XI ème siècle s’étaient attachés les services d’une garde corse, laquelle fut fortement développée sous les Borgia avec quatre compagnies de gens d’armes (cavalerie lourde). Henry IV, de passage à Lyon, se fit présenter une compagnie de cavalerie légère d’un régiment corse. Sous Louis XV, le régiment Corse cavalerie est engagé… en Corse pour parer à toute menée éventuelle anglaise. Puis ce fut la conquête de l’île par les français, malgré la vittoria di u Borgu en 1768 de la cavalerie corse de Pascal Paoli.

Il est admis qu’une souche indo-européenne a évolué en Corse au long des siècles et au gré du milieu, du climat et de l’utilisation. Elle a de plus été soumise à des influences génétiques extérieures dont la principale fut l’apport de sang oriental (arabe ou barbe) au cours de la période de l’occupation sarrasine à partir du VIII ème siècle. 

Ce cheval comme l’âne et le mulet, tient une place particulière dans la tradition corse. 

Il se distingue des autres espèces domestiques. On surnomme les chevaux « paganacce », les païens, les rebelles, au sens de ceux qui ont gardé la noblesse de l’animal sauvage, par opposition aux bêtes de somme et de compagnie. 

Quelques troupeaux de chevaux sauvages vivent encore en totale liberté dans la montagne corse ; c’est le cas dans les monts du Nebbiu, sur le plateau de Tenda entre St Florent et Bastia, c’est le cas dans l’Alta Rocca sur le plateau du Coscione au dessus de Porto à 1500 m d’altitude, dans le massif du Rotendo sur le plateau du Camputile (lac de Nino à 1700m)…etc 

Sobres, courageux et résistants, ils sont utilisés montés sans ménagement pour les besoins et les habitudes locales 

Le transport, dans cette région de montagne et de rocailles, les transports, jusqu’à la seconde guerre mondiale, se faisaient grâce aux équidés, chevaux, ânes ou mulets. 

La conduite des troupeaux, fortement ancrée dans les traditions, le travail du bétail à cheval se pratique encore aujourd’hui et est remis à l’honneur avec l’organisation de compétitions. 

Aujourd’hui, la vogue des randonnées équestres donne une nouvelle chance à l’élevage indigène de l’île. 


Un travail sur la reconnaissance du cheval Corse a été entrepris il y a plus de vingt ans porté par des associations locales. Lorsque la filière équine a intégré le monde agricole en 2005, le travail de reconnaissance a progressé grâce aux moyens humains et financiers mis à disposition. 

En 2012, l’association U Cavallu Corsu a reçu l’agrément du ministère de l’agriculture en tant que gestionnaire du stud book de la race du cheval Corse et l’arrêté du 14 février 2012 introduit le cheval Corse dans les races de chevaux français. En mars 2012, le cheval Corse a rejoint la fédération des chevaux de territoire. 


Le Site de U CAVALLU CORSU




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